A propos de «Scandale à l’Ambassade d’Italie» : le droit de réponse de Mme Rita Vendone

A Monsieur le Directeur Général

Du Journal « Le Phare »

A Kinshasa/Gombe

Concerne : Votre article publié le 07 février 2014

Monsieur le Directeur,

            En ma qualité de Conseil de Madame Rita Vendone, je me fais le devoir de vous écrire relativement à l’objet mieux spécifié en concerne.

            Poursuivie pour détention illicite des documents et escroquerie par devant le Tripaix/Lemba où l’affaire a été appelée à sa première audience du 06 février 2014 et renvoyée à l’audience du jeudi 27 février 2014 pour régulariser la procédure à l’égard du second cité Monsieur Numbi Kilambo, ma cliente est indignée de lire dans les colonnes de votre journal un article portant la signature d’un certain Yves K. dont les termes ont écorné son image.

            En effet, au mépris de vos règles déontologiques qui vous astreignent à adopter un comportement responsable dans le traitement des informations, votre journaliste s’est permis sans preuve d’affirmer ce qui suit : (madame NGOYI Kimwimba devait se rendre depuis l’année dernière en Italie avec son enfant. Pour toutes les démarches y afférentes, notamment l’obtention de deux passeports et de deux visas de l’espace Schengen, elle aurait remis à Madame Rita Vandone, par l’intermédiaire de M. Numbi Kilambo, une somme de 8.000 $ US (dollars américains huit mille).

            Ces affirmations qui ne reposent sur aucun fondement ont ébranlé la crédibilité de ma cliente car par devoir de réserve votre journaliste aurait dû vérifier la véracité des informations lui rapportées afin de ne pas s’exposer aux poursuites judiciaires pour imputations dommageable étant donné que dans cette affaire, ma cliente qui jouit de sa présomption d’innocence ne reconnaît pas tous ces faits lui imputés.

            En outre, il est sidérant de constater que le journaliste qui doit savoir que les faits pour lesquels ma cliente est poursuivie relèvent du droit commun, s’est évertué à politiser l’affaire pour alarmer l’opinion tant nationale qu’internationale par des affirmations irrélevantes : « Plusieurs mois après, Madame NGOYI KUMWIMBA n’a récupéré aucun document (ni passeport, ni visa). Bien au contraire, elle est l’objet d’intimidation et de trafic d’influence, Madame Rita Vandone prétend être l’épouse d’un Conseiller du Chef de l’Etat ».

            Ce comportement qui frise l’irresponsabilité a pour objectif non seulement de salir l’image du Chef de l’Etat qui n’est impliqué ni de près ni de loin mais aussi celle de l’époux de ma cliente qui n’a jamais déclaré être le Conseiller du Chef de l’Etat pour user de sa prétendue influence pour intimider Madame NGOYI KIMWIMBA.

            Ceci m’amène à dénoncer ce comportement en même temps solliciter un droit de réplique dans le meilleur délai en vue de fournir la version de ma cliente dont l’image a été sérieusement ternie.

            J’ose croire que vous traiterez avec tout le sérieux ma demande, faute de quoi vous m’obligerez à saisir les instances judiciaires pour obtenir réparation pour le préjudice subi par ma cliente de votre fait.

            Veuillez croire, Monsieur le Directeur Général, en ma ferme détermination de défendre par toutes voies de droit les intérêts de ma cliente.

Maître Jean-Paul

Bokoo Lofemo

Avocat

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