« A la rencontre du destin » de Gilbert Tshibangu porté sur les fonts baptismaux

Présenté de manière sommaire lors  de la conférence de presse du Centre Wallonie Bruxelles « CWB » du mois de mai de cette année,  « A la rencontre du destin » de Gilbert Tshibangu a été porté sur les fonts baptismaux hier mardi 20 mai au centre culturel cité ci-haut.

            Le prof Lukusa Menda, le présentateur de cet ouvrage a fait savoir que le roman de Tshibangu peut être porté à l’écran car  l’histoire de ce livre repose sur  Mombo, Musongela, Ramazani, Safi, Yalala,  Mushiya…..

            Un jour, a dit plus loin  Lukusa ,  Musongela, inscrit en 4 ème  secondaire dans une école de Bukavu,   voit une cohue s’agglutiner autour d’un monsieur. Tendant la main à son tour au devin Matalatala , il se voit prédire une courte vie. Safi, une gamine de 12 ans, s’entend dire qu’elle va quitter son mari plus tard pour tenter une aventure amoureuse avec quelqu’un d’autre.

Incapable de se discipliner, Musongela rate ses examens de fin d’année, change d’école et va même plus tard s’inscrire en classe terminale

 Il  réussit grâce à la ruse de s’enrôler dans l’armée. Pendant les exercices de tir,  ses supérieurs comprennent qu’ils ont affaire à un «  mal voyant ».

            Redevenu civil, il vole l’argent d’une certaine Gode. Engagé  dans une pêcherie et  profitant d’un moment d’inattention de Mwewa, il  réussit à détourner une importante somme d’argent.

Il se rend ensuite à Goma et a une liaison amoureuse          avec Jaribu.

Rejeté par son amie, il descend à Kinshasa et est adopté par son jeune frère Mombo et sa belle sœur  qui lui confient  la gestion d’un ligablo. Il fait faillite et devient chauffeur d’un mini bus de Mombo.

Habitué à l’idée de faire des heures supplémentaires, un soir, il est  à bord du mini bus et   termine sa course dans un ravin. Devenu aigri il  décide d’éliminer son bienfaiteur  en recourant aux fétiches.

Des récits contrastés

            Dans  les us et coutumes du clan de Musongela, il est formellement interdit d’éliminer un frère, cousin… Un soir, l’orage s’annonce et le toit  de la maison de l’ancien soldat  s’écroule mettant à découvert  la casserole lui  remise par le féticheur l’autre fois  remplie d’une eau verdâtre  et où on voit la photo de Mombo.

Peu avant de mourir, il avoue  son forfait.

 

Lukusa  est revenu sur le contraste entre Mombo et son frère aîné Musongela. L’un est  le béni de la famille, l’autre a un parcours tortueux. C’est  l’histoire de Jacob et Esau. Safi à qui on a prédit une fugue, s’est ressaisie et n’a pas quitté son mari contrairement au personnage principal du livre qui n’est pas parvenu à faire échec aux prédictions du devin.  Ou encore le paradoxe entre Safi et Caroline Mushiya

 Ce cumul des récits  n’est pas forcement de la maladresse.

            En parcourant  la mythologie grecque et l’histoire,  a affirmé plus loin Lukusa , on découvre de grands hommes comme  Alexandre le Grand décédé à 33 ans, Napoléon Bonaparte à 53 ans….qui sont morts un peu tôt.

            Le romancier raconte aussi son histoire car quelque part «  il » est devenu «  je » , a-t-il précisé.

            Gilbert Tshibangu s’est appesanti sur la force de caractère dont on doit être animé pour espérer vaincre  des charges négatives dont s’est illustré par exemple  le devin Matalatala.   Même si nous sommes gratifiés d’un destin exceptionnel, seuls le travail et la discipline vont nous  permettre  de réaliser ce rêve, a-t-il indiqué.

Informaticien de formation et employé à Sep Congo, il  en est à son 3 ème livre.

 Jean- Pierre Nkutu

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