71 815 réfugiés angolais au coeur du débat

les-refugiers-angolaisDu mardi 23 au jeudi 25 juillet 2013, à Kinshasa, les représentants de la RDC, de la République d’Angola et du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés ont organisé une série des travaux de la commission tripartite RDC-Angola-HCR. C’était dans le but de trouver des solutions durables pour 71.815 angolais réfugiés vivant en RDC, dont 23.940 manifestent la volonté de retourner dans leur pays d’origine et 47.875 ont opté pour l’intégration locale en RDC.

Ces assises ont permis aux experts de la commission tripartite d’examiner  les différents dossiers à savoir, la reprise du rapatriement volontaire, la délivrance des documents (les documents de voyage pour les réfugiés candidats au retour, les documents nationaux d’identité essentiels pour la réinsertion des rapatriés en Angola et les documents d’identité pour les candidats à l’intégration locale en RDC), la réunification familiale pour les couples mixtes.

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 Au terme de leurs travaux, les experts de ces trois délégations ont pris note de l’existence d’un total de 71.815 réfugiés angolais vivant en RDC et décidé de reprendre le rapatriement volontaire des 23.940 réfugiés angolais  vivant en RDC à une date qui sera précisée lors de la prochaine réunion tripartite en République d’Angola, en octobre 2013. Ils ont également décidé de créer un comité tripartite composé d’experts de la RDC, de la République d’Angola et du Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, avec comme objectif de faciliter le processus de rapatriement volontaire. La République d’Angola a pris l’engagement de délivrer des documents nationaux d’identité aux réfugiés angolais qui ont opté pour l’intégration locale en RDC, etc.

Le Représentant Régional du HCR en RDC, Stefano Severe, a rappelé qu’après la mise en œuvre des recommandations de la cinquième réunion tripartie qui s’est tenue à Luanda en novembre 2011, les trois parties n’avaient pu accompagner le retour de 17.111 réfugiés angolais dans leur pays d’origine. C’est en fin juin 2012 que les parties ont trouvé un compromis. Il a fait savoir qu’environ 9 millions de dollars ont été mobilisés par le HCR pour l’organisation du rapatriement volontaire de 2011 en fin 2012. Et 650.000 dollars ont été utilisés pour la délivrance de 6.500 cartes de séjour pour une partie des réfugiés qui ont opté pour l’intégration locale en RDC.  Il faut encore 25 millions de dollars pour poursuivre le rapatriement volontaire et faciliter l’intégration locale à travers la délivrance des documents de séjour. Outre ces fonds, 11 millions de dollars sont à mobiliser pour rendre l’intégration locale durable par la mise en œuvre de projets socio-économiques. Il a martelé que la mise en œuvre des mesures proposées permettra d’une part de rétablir de manière effective la protection des citoyens angolais qui rentrent chez eux, et d’autre part, d’assurer l’intégration de ceux qui ont choisi de rester en RDC.

            A son tour le ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Richard Muyej, a indiqué que les conditions de vie des réfugiés angolais qui avaient exprimé l’intention de continuer à résider en RDC, avaient retenu l’attention du gouvernement, angolais  qui avait pour se faire disposé spécialement un statut transitoire consistant en la délivrance des cartes d’une validité de deux années, en attendant la régularisation définitive du séjour réfugiés angolais.  Toutes les mesures ayant trait à l’organisation du rapatriement et à l’octroi d’un statut transitoire aux réfugiés angolais ont fait l’objet d’un cadre officiel consacré par l’Arrêté ministériel n°015 du 27 février 2012, portant dispositions de mise en œuvre de la stratégie globale relative à la situation des réfugiés angolais, et de l’applicabilité au 30 juin 2012 de la clause de cessation pour circonstances ayant cessé d’exister. Leur bonne application a favorisé la réussite des opérations de rapatriement massif de réfugiés angolais dans les conditions de sécurité et de dignité requise.

            Quant à ceux qui ont opté pour l’intégration locale, 6500 cartes de séjour leur ont été délivrées à Kinshasa et dans la province du Bas-Congo. La représentation régionale du HCR a tout récemment assuré le gouvernement de son désir d’accélérer l’acquisition  des cartes de séjour au bénéfice des réfugiés angolais afin de leur éviter une situation de précarité juridique, a-t-il indiqué.

            Pour sa part, le ministre angolais de l’Assistance et de la Réinsertion Sociale, Joao Baptista Kussumua, a soutenu que la politique de protection sociale établie par l’Angola est profitable à tous les citoyens sans discrimination et orientée de manière à ce que chacun ait le droit de participer et de profiter des bénéfices de la prospérité. Il a ajouté que les citoyens angolais qui veulent rentrer au pays seront les bienvenus car de cette façon ils pourront contribuer à l’agrandissement de la nation, au développement de leurs communautés et à la stabilité de leurs vies.

            Il a fait savoir que le droit de réfugiés de rentrer dans leur pays d’origine est pleinement reconnu en droit international.

Murka

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