50 ans de participation politique : les femmes à l’heure du bilan

C’est au Centre Catholique Nganda, dans la Commune de Kintambo, que s’ouvre ce matin une conférence nationale de toutes les femmes politiques de la RD Congo autour du thème central : « Femmes congolaises et pouvoir politique, Cinquante ans après l’Indépendance, quel avenir ? ». Cette session initiée par la Ligue des Femmes Congolaises pour les Elections(LIFCE) a pour objectif global de faire un état de lieu complet de l’histoire de la participation politique de la gent féminine 50 ans après l’accession du pays à l’indépendance en vue de situer leur action dans l’avenir. Mais encore de comprendre les motivations, les stratégies et les actions qui sous-tendent leur combat.

Organisée à l’intention des femmes politiques membres ou non de la LIFCE, des celles qui aspirent à l’engagement politique, de la population en général et la jeunesse en particulier, la Conférence va non seulement procéder à la valorisation et la promotion des femmes engagées dans la politique active, mais aussi préparer la contribution des Congolaises à la 1ère Conférence Mondiale sur la participation politique des femmes à Yaoundé( Cameroun) et élaborer le mémorandum des femmes aux festivités du « Cinquantenaire », le 30 juin 2010. Ainsi, entre autres résultats attendus, on relève la clarification des questions prioritaires de la participation politique de la femme ; la détermination des causes principales de la faible participation et les alternatives ; l’élaboration d’un agenda commun des femmes politiques pour les assises de Yaoundé et d’un mémorandum à remettre au Commissariat du gouvernement chargé de l’organisation du « Cinquantenaire ».

Afin de faciliter l’échange de connaissances et d’expériences des participants, les organisatrices ont choisi une approche participative comme méthodologie de travail. Quant aux intervenants, ils sont choisis en fonction de leur de formation et d’expérience professionnelle sur terrain. Pour la plupart, ce sont les professeurs d’université œuvrant dans le domaine de l’histoire, de la protection et de la promotion des droits civils et politiques. Dans le lot, on retrouve : le prof. Gabriel Mangu, Mme Bolya, Mme Nzuzi wa Mbombo, le prof. Jacques Djoli, le prof. Kambayi Bwatsha, Mme Thérèse Pakasa, le prof. Biyoya Philippe, la sénatrice Eve Bazaiba, etc.

Les travaux se clôtureront le mercredi 31 mars 2010 après divers travaux et discussions en ateliers sur des sous-thèmes tels que la loi sur la parité ; la stratégie nationale de la gouvernance politique ; la loi de la CENI ; le mouvement de la participation politique des femmes ; l’insertion de la parité dans les lois en cours des débats au parlement, etc.

Tshieke Bukasa

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