300.000 euros de la France aux ménages de Nyunzu et Kalemie

L’ambassadeur de France en République Démocratique du Congo, Pierre Jacquemot et Mme Geneviève Leroy, représentante pays pour l’Ong « Solidarités », ont signé le mercredi 10 mars 2010 une convention de subvention au profit des populations des territoires de Nyunzu et Kalemie situés dans la province du Katanga. En substance, cet accord renseigne qu’une contribution de 300.000 euros, versée par la France à cette Ong, va permettre d’améliorer la sécurité alimentaire de 3.450 ménages vulnérables (soit 17.250 personnes) parmi les populations habitant dans les alentours de la cité de Nyunzu. Ce projet déjà démarré depuis le 1er mars vise surtout à améliorer la sécurité alimentaire des bénéficiaires en leur permettant d’augmenter leurs capacités de production à travers l’utilisation et la multiplication des semences de qualités adaptées. La diversification de la production sera aussi recherchée à travers le développement de la production maraîchère. Par ailleurs, l’objectif du projet est de renforcer simultanément la disponibilité des ressources alimentaires (production), l’accès, notamment  la commercialisation et les activités génératrices de revenus ainsi que l’utilisation des ressources alimentaires dont les pratiques nutritionnelles, l’hygiène et le stockage des aliments).

Installée depuis 10 ans en RDC, « Solidarités » emploie près de 750 nationaux dans ses activités et quelques expatriés. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’aide alimentaire programmée par la France en RDC, ce projet intéresse particulièrement ce partenaire au développement. Soulignons toutefois que la vétusté et le délabrement des voies de communications font de Nyunzu une zone enclavée. Cet enclavement couplé à la faible disponibilité des facteurs de production agricole et le manque de compétences techniques sont autant d’entraves à la mise en place d’une agriculture plus intensive et diversifiée. L’ensemble des facteurs et du capital de production  à travers les semences et les outils aratoires ainsi que des capacités de production liées à l’agriculture ne permettent pas aux populations de maitriser de façon optimale la production. La conséquence en est une productivité très faible et une agriculture de survie.

Tshieke Bukasa

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