28 novembre 2011 – 28 novembre 2012 : les « FAC » exhument l’appel du M’Zee

 

            «Ces agresseurs ont assassiné plus de 2.300.000 Congolais et élu littéralement  domicile dans nos mines d’or et de diamant, dans nos plantations de café et de cacao, dans nos parcs, dans nos bois. Ainsi, ces rapaces confirment, au fil des jours, ce que nous savions déjà et que nous n’avons jamais cessé de clamer haut et fort, toujours et partout. Ils mènent une guerre rapine, une guerre  économique, une tentative de balkanisation de notre pays ».  Martin FAYULU  a rappelé cet extrait du  dernier discours de Laurent  Désiré Kabila prononcé à l’occasion  du Nouvel An 2001 pour inciter les Congolais  à l’éveil de la conscience nationale pour  défendre l’intégrité territoriale de la RDC   fortement menacée par l’appétit glouton de deux de ses voisins.

            C’était au cours d’une conférence-débat organisée le samedi 1er décembre dans la salle paroissiale Notre Dame de Fatima, sous le thème « La guerre de l’Est  et la crise de légitimité en RDC », en marge   de l’An 1 de la tenue des élections du 28 novembre 2011. Dans son intervention, le coordonateur des «FAC» a déploré le fait que la République Démocratique du Congo est devenue la risée du monde, à cause de ses filles et fils, incapables de relever les défis et de matérialiser le serment patriotique des pères de  l’indépendance à savoir : «Nous bâtirons un pays plus beau qu’avant».

            Il a rappelé que depuis 1960, les Congolais pataugent dans leurs contradictions internes, jusqu’à  aider et accompagner certains esprits malhonnêtes qui  cherchent à balkaniser le pays. «Tous les maux sont aujourd’hui  congolais. La République Démocratique du Congo est connue comme la capitale du viol, où sévissent des guerres à  répétition et les pillages systématiques , un pays où la corruption bat son plein à tous les niveaux …un pays sans conscience nationale, avec un peuple incapable de dialoguer et de se réconcilier pour la recherche du lien cohésif nécessaire pour bâtir une nation forte »,  a-t-il martelé. Il a dénoncé aussi le paradoxe d’un Congo  scandaleusement riche mais classé parmi les trois derniers pays au monde où les populations vivent moins bien qu’en 1970 (IDH). 

            Pour le précité, le peuple congolais était incapable de protéger les acquis de la CNS. Mobutu avait mené un combat d’arrière-garde qui avait permis  à l’AFDL  d’envahir la RDC avec les Rwandais, les Ougandais, les Burundais et autres Erythréens.

Selon les Fac, l’Accord global et inclusif conclu au Dialogue Intercongolais était une étape que les ennemis de la RDC ont utilisée pour affûter leurs plans sataniques d’envahissement de la RDC dans le but ultime de sa balkanisation.

            Elles ont déploré le silence coupable du peuple congolais face aux révélations accablantes  du ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe, sur les autorités congolaises, sur la révision constitutionnelle, sur les tricheries aux élections du 28 novembre 2011 planifiée par la CENI. Enfin, cette plate-forme politique a ouvertement désavoué le président ougandais Museveni, qui préside les réunions de la CIRGL sur la guerre de l’Est de la RDC, parce que les rapports des experts des Nations Unies démontrent que son pays et le Rwanda sont impliqués dans le dossier sécuritaire de l’Est.

ERIC WEMBA

 

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