Le 1er président de la Haute cour militaire : « Sans greffiers, l’action de notre magistrature sera entravée gravement »

justice6Saluant les bons résultats de la 4 ème session de formation des stagiaires greffiers militaires baptisée en son nom, le 1 er président de la Haute cour militaire, le général major Delphin Nyembo ya Buzilu Tulilwa, a exprimé vendredi 31 octobre 2014, toute sa satisfaction pour la poursuite harmonieuse de ce programme de renforcement des capacités qu’il a initié non seulement pour rajeunir son personnel judiciaire, mais aussi pour renforcer son efficacité. Ce programme a été réalisé, comme il faudrait le signaler, grâce à l’appui technique de la Monusco, et logistique de l’Organisation internationale de migration, ainsi que le soutien financier du gouvernement américain, à travers l’INL.

            La clôture est intervenue vendredi dernier, à la Haute cour militaire en présence des représentants du Vice-premier ministre et ministre de la Défense, de la ministre de la Justice et Droits humains, de l’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique, du secrétaire général à la Défense nationale, du chef d’Etat-major des FARDC. L’auditeur général des FARDC et le commandant de la 4 ème région militaire et la cheffe de section d’appui à la justice et à l’administration pénitentiaire de la Monusco, et de nombreux invités ont assisté à cette cérémonie.

 A cette occasion, le général major Delphin Nyembo ya Buzilu a tenu à expliquer au nouveau greffier, ses futures responsabilités, insistant sur le fait que le greffier est un officier ministériel chargé d’authentifier les actes du juge. Il est comptable et est investi d’un office auquel sont rattachées les fonctions publiques. Si son rôle est primordial, le 1er président de la Haute cour militaire déplore que ses responsabilités sont quelquefois méconnues des justiciables, des magistrats et des avocats.

Aux yeux du général major Delphin Nyembo, le greffier est à la fois organisateur, témoin impartial du procès, exécuteur de certaines décisions judiciaires, et comptable des deniers publics. C’est tout à fait normal, a-t-il fait remarquer, qu’il soit doté d’une formation juridique solide.

            Un regard sur la marche de la justice, il a cependant noté qu’elle est conditionnée par l’existence d’un cadre valable de greffiers, secrétaires et des huissiers, sans lesquels, l’action de notre magistrature sera gravement entravée.  Il espère ainsi voir les nouveaux greffiers mettre en pratique correcte des connaissances acquises lors de la formation. Et ce, pour l’intérêt supérieur de la justice militaire, parce qu’ils devront rendre compte de tous les actes de la vie judiciaire.

            Un conseil aux nouveaux greffiers et huissiers, ils ne doivent pas oublier que la discrétion est la première qualité exigée et prendre conscience de leurs responsabilités pour devenir de véritables gardiens des procédures devant les cours et tribunaux militaires.

Les greffiers, de véritables gardiens des procédures devant les cours et tribunaux

            Auparavant, le chef de mission de l’Organisation internationale de migration a réaffirmé l’engagement de son organisation à appuyer le gouvernement congolais dans le rétablissement de l’Etat de droit par sa réforme de la justice et la politique des migrations. L’organisation de cette 4 ème session de formation permettra de doter les juridictions militaires d’un personnel judiciaire de qualité, notamment dans le Nord-Kivu, province orientale, le Katanga.

             Il reste convaincu que sous le leadership du président de la république, le pays s’est engagé dans la voie du progrès que les Congolais attendent et qui va donner le plus bel élan au développement de la RDC.

Le chef de mission de l’OIM a reconnu qu’il y a des défis à relever après cette session de formation. Paraphrasant le philosophe Jackson B. , il relève que «  Face à la roche, l’eau finit par remporter par sa persévérance » Tel est le conseil qu’il a prodigué aux nouveaux greffiers.

            Pour terminer, le patron de l’OIM en RDC a promis de poursuivre leurs missions en faveur des migrants dans le respect des Droits de l’homme, avant d’inviter tous les partenaires et les greffiers et huissiers d’agir ensemble, aujourd’hui et toujours.

            Le représentant de la Monusco s’est appesanti quant à lui, sur la formation qui a permis d’inculquer aux stagiaires des notions essentielles à la gestion des greffes, et pourra ainsi contribuer au bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. Car, les greffiers sont les gardiens de la mémoire des cours et tribunaux.

            Il s’est réjoui des résultats obtenus à l’issue de ce programme qui est passé par un processus de sélection des apprenants, et a noté avec satisfaction que cette formation devait aboutir également à la prestation de serment des greffiers appelés à prendre un engagement personnel avant leur entrée en fonction.

            Enfin, il a mis un accent particulier sur l’appui à la justice et aux institutions judiciaires qui est un pilier du mandat de la Monusco pour le rétablissement de l’Etat de droit en RDC.

Après la remise des certificats, les nouveaux greffiers ont prêté serment devant le 1er président, assisté du greffier en chef de la Haute cour militaire, le colonel Jean Philippe Nkiama Mata, qui à la fin de la manifestation, a procédé à la lecture du procès-verbal de prestation de serment.

Le porte-parole des participants, le major Otshudi a remercié tous les organisateurs de cette session de formation et loué l’encadrement du greffier en chef, avant de prendre l’engagement de ne pas décevoir les espoirs placés en eux. Les nouveaux greffiers ont promis de remplir fidèlement et loyalement les fonctions qui leur ont été confiées.

J.R.T.                    

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